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La Joyeuse avait la dalle

16 avril 2018 - 18:07

Nous nous étions quittés dimanche dernier sur une victoire étriquée, arrachée sur le fil. S’ils aiment jouer avec les émotions du côté de Sainte Christine, nos joueurs n’ont pas fait dans la dentelle sur le terrain viconovéen. L’équipe réserve de Champtoceaux La Varenne, pourtant mieux classée que celle de Villedieu, en a malheureusement fait les frais. Pris sous la foudre des attaques christinoises, les  grenats (ou « grenôts » pour notre bon Loulou) ont eu de la peine à s’abriter.

Toujours amputée de la « Onillons’family » et du gars Bimier, l’équipe première devait aussi faire sans son nouveau spécialiste en dynamites et artifices en tout genre, Kéké Plaçais. Elle comptait en revanche sur le retour de Nono le castor, un peu usé par son opération des dents de sagesse l’obligeant à des désinfections (trop ?) régulières à base d’alcool fort.

La rencontre démarrait timidement pour notre équipe. Sur une passe longue par-dessus la défense, les visiteurs terminaient leur action par une frappe qui ne trouvait pas le cadre. Concentrés, les orange et noir reprenaient rapidement le contrôle du milieu de terrain. Suite à une faute obtenue par Amau (qui, habituellement préfère donner les coups francs aux adversaires plutôt que de les obtenir pour son équipe), sa majesté Pipine s’emparait du ballon. Il prenait 16 pas d’élans (soit environ 80 cm au total), se léchait l’index droit qu’il tendait en l’air pour mesurer l’énergie éolienne, et shootait dans la balle. A près de 25 m des buts, il enveloppait son tir avec une précision chirurgicale et trouvait la lucarne gauche. 5 minutes de jeu. 1-0.

Il n’en fallait pas plus pour mettre le SCBFC en confiance. Les passes s’enchainaient et la magie opérait. A la réception d’un bon centre du petit Baptiste, le roi, opportuniste, doublait la mise. 2-0 donc, puis 3-0 suite à un superbe mouvement collectif. Baptiste adressait un nouveau centre au second poteau pour Amau qui fusillait le portier d’un coup de tête ravageur. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il trouvait donc le cadre. L’espace d’une dizaine de minutes, la Joyeuse ressemblait à l’Ajax des années 70’, au FCNA des années 90’, au Barça des années 2010 (petite dédicace à JF qui aurait été fier de ses poulains). Le grand Abélardo par deux fois, la mobylette Gouzman et sa majesté allaient même porter le score à 7-0 avant les deux coups de sifflet indiquant aux protagonistes le chemin des vestiaires.

A la reprise, nos joueurs reprenaient le chantier là où ils s’étaient arrêtés. Abélardo se prenait pour Neymar et talonnait le ballon à l’aveugle avec la grâce qu’on lui connait. Héritant du cuir, Baptiste frappait au but. Le gardien repoussait dans les pieds d’un Pipine phosphorescent qui inscrivait, tout tranquillement, son quatrième but de l’après-midi. Promenade champêtre pour le roi. Préservé pour cause de douleur intercostale, le père Tessier laissait sa fragilité sur le banc et entrait dans la danse, bien décidé à prendre part au festin. Sans avoir besoin de parcourir le moindre centimètre en courant (« Faut pas déconner les gars, je suis avant-centre moi, pas ailier. Manquerait plus qu’on me demande de courir »), il inscrivait son nom au tableau d’affichage sur un coup franc aux petits oignons. Nono les bons tuyaux, fatigué, transpirant, au bord du renvoi, allait même arrondir le score en exploitant correctement son face à face.

Tout aurait été parfait si nos défenseurs ne s’étaient pas sentis pousser des ailes. Un peu trop confiants, ils tentaient systématiquement de repartir court, oubliant leurs lacunes techniques pourtant bien réelles (en général, on n’est pas défenseur pour rien…). Après plusieurs frayeurs, le gars Frouin (jusqu’ici splendide dans tous les secteurs du jeu) adressait une passe en retrait aérienne sur le pied gauche de notre Gourdin national. Ce dernier, pas beaucoup plus adroit que son défenseur central, renvoyait le ballon en plein axe. Le capitaine adverse frappait en première intention. Son tir n’aurait sans doute pas trouvé le cadre si le gars Frouin, bon prince, ne s’était pas sacrifié en déviant le ballon de la tête pour lober subtilement Gourdin. 10-1, score final.

« Les faits de match » : Le trophée des vendanges a cette fois mis du temps à choisir les mains qui pourraient le soulever. Entre Nono et le petit Baptiste, le match était serré. Auteur d’un loupé admirable seul face au gardien en première mi-temps, Nono espérait bien être l’heureux élu. Mais c’était sans compter sur le gendre du coach. Pourtant plus jeune, il aillait faire preuve de beaucoup de détermination en ne cadrant pas son penalty en seconde période. Passeur à multiples reprises, il réussissait à ne pas être buteur et arrachait le trophée. Bravo à lui.

Si vous êtes de Castel Varenne et que vous lisez ce résumé, sachez que l’esprit n’est pas du tout de chambrer, malgré le ton léger. Nous avons vraiment aimé votre état d’esprit et le score sera peut-être inversé la prochaine fois. Nous vous souhaitons sincèrement le meilleur pour la fin de saison.

De notre côté, le plus difficile reste à venir. Les joueurs le savent et doivent tout mettre en œuvre pour réussir le meilleur match possible face à Chemillé la semaine prochaine et ne rien regretter. Toujours solidaires, toujours motivés !

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